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TROMBINOSCOPE
 

UN PEU DE TECHNIQUE...

LE MATERIEL

Le scaphandre Pied-Lourd est composé d'une combinaison souple sur laquelle on vient fixer un casque rigide.En principe,le plongeur est au sec.                   L'ensemble est alimenté en air en continu depuis la surface.Le scaphandrier contrôle cette arrivée d'air par une vanne située à la ceinture.Il doit en outre actionner régulièrement avec la tête une soupape de purge située dans le casque pour éviter que la combinaison ne se gonfle trop.            

La soupape de purge en action...

  La combinaison et ses accessoires(plombs,chaussures)

la "peau de bouc"(combinaison  caoutchoutée entoilée étanche)la dénomination viendrait de la mauvaise odeur de la dite combinaison après une utilisation prolongée:rien de tel au  SCAPH25 bien sur!

Taille unique XXL au SCAPH25 !  


Les plombs(ou médailles) utilisés pour lester le scaphandrier(un sur la poitrine, l'autre dans le dos)15Kg pièce environ.

Si le lestage semble insuffisant,le SCAPH25 dispose d'un plomb de siège(12kg) à enfiler dans la sous-cutale.

Les chaussures(10 kg pièce)avec semelle néoprène pour préserver le carrelage de la piscine...

Le tuyau d'arrivée d'air(russe donc très résistant)

 tire-manchettes(outil douloureux pour les plongeurs poilus mais indispensable pour la désincarcération de la combinaison)


Le poids total de l'équipement approche les 80kg .

Curieusement,c'est aussi le poids du scaphandre lunaire américain!

L'HABILLAGE

   Laisser opérer les aides (appelé aussi "ours" dans le jargon professionnel) et garder ses forces pour la plongée.

1.Enfiler chaussettes de laine ou botillons de néoprène

2.Se coiffer d'un bonnet en cas de cheveux longs.

En cas de plongée en milieu naturel et en saison froide,le SCAPH25 dispose d'une confortable"souris" en laine écrue .


3.Enfiler la peau de bouc et s'asseoir sur le tabouret.

(extrait "Il palombaro sportivo"Faustolo Rambelli)

4.Mise en place du coussin d'épaules protecteur:ici un coussin américain (1943)en coton rembourré de crin de cheval.                           

 


5.Mise en place de la collerette(syn:pélerine)et vissage des boulons.

Note à l'usage des "ours":les 4 clavettes sont gravées(en principe) à leur revers selon le code international:
A: Avant-droit
B: Arrière-droit
C: Arrière-gauche
D: Avant-gauche
(Extrait"Il Palombaro Sportivo"Faustolo Rambelli)

6.Mise en place des chaussures(10kg chacune)

7.Mise en place de la ceinture(la vanne américaine est fixée au dessus)

8.Pose du casque(sans la glace frontale).Le poids total(casque +collerette)est de 20 à 25kg selon le casque.

9.Accrochage des plombs de poitrine puis de dos(16kg chacun environ)

10.Essais vanne américaine,soupape de purge et communication audio.

11.Vissage de la glace frontale et arrimage de la corde de sécurité sur la ceinture

12.Se lever et entamer la descente de l'échelle de plongée(face à l'échelle bien entendu).


La deuxième option consiste à utiliser un treuil et une cage pour la descente mais le SCAPH25 n'en est pas encore équipé...

Troisième et dernière option(pour les plus téméraires):  "le saut droit" mais personne au SCAPH25 ne s'y est encore risqué.Avis aux amateurs de sensations fortes!

LA PLONGEE

1.Bien entendu,le scaphandrier ne nage pas:il marche sur le fond.

2.La sensation de placage de l'habit au niveau de la moitié inférieure du corps est normale,la pression hydrostatique s'exerçant directement sur celle-ci sans couche d'air protectrice.

3.Pour la compensation des oreilles,effectuer des mouvements de déglutition et baillement ou pratiquer la Béance Tubaire Volontaire(BTV).

4.La soupape de purge est automatique mais aussi volontaire(coup de tête latéral)en cas de besoin(si l'habit se gonfle trop,par exemple).

5.Penser à limiter sa consommation d'air: le débutant est souvent un"gros bulleur"La pression de l'air envoyée dans le scaphandre par le Taucherautomat  est de 5 bars  donc largement supérieure aux besoins(2 bars environ) du plongeur à 5 m de profondeur.Il suffit d'ouvrir légèrement sa vanne d'arrivée en continu avec de temps en temps quelques coups de tête latéraux.La sensation d'étouffement du néophyte est plus souvent liée au stress de l'enfermement qu'à un essoufflement véritable par hypoxie.En cas de doute cependant(effort physique par exemple),ne pas hésiter à augmenter brièvement le débit...

6.Les signes conventionnels de plongée sont utilisés entre le scaphandrier et le plongeur d'assistance (ci-contre)équipé d'un masque facial en communication directe avec la surface.

7.Le scaphandrier est lui-même en liaison audio permanente avec le surveillant de surface.

8.En cas de panne des communications,se souvenir du code de la corde de sécurité:1coup=STOP  2coups=MON-TEZ(ou JE REMONTE)  3coups=DES-CEN-DEZ(ou JE DESCENDS)   4coups et + = AU SECOURS

9.Au cours de la plongée,ne pas hésiter à sourire au photographe:le visage à l'intérieur du casque est bien éclairé par le flash.Par contre,essayer d'éviter le signe OK (peu original)au moment de la photo...

10.Une remarque de l'équipe des ours:comme en scaphandre autonome,les débutants ont tendance à ne pas savoir quoi faire de leurs bras donc à jouer les moulins à vent.C'est inefficace et inesthétique.La progression est assurée par la penchée du buste en avant et les bras peuvent rester près du corps.

LES RISQUES

Ils sont mineurs,vu la faible profondeur:

1.La remontée en ballon

Trop d'air dans l'habit  entraine la remontée en surface, les bras en croix ,avec l'impossibilité d'atteindre la soupape de casque pour purger le vêtement.
 Ce sont les assistants nageurs et/ou plongeurs qui dégonfleront l'habit en glissant leurs doigts dans une manche.
 Il y a aussi l'alternative de ramener le scaphandrier sur la berge avec les moyens du bord!

2.L'entrée d'eau dans le vêtement

Immédiatement signalée par téléphone au surveillant de surface, elle signifie la fin de la plongée et le retour à l'échelle ou au petit bain .

3.L'essoufflement

S'arrêter ,le signaler  et reprendre son souffle tranquillement en ouvrant un peu plus son arrivée d'air (ne pas oublier de purger) puis regagner tranquillement l'échelle pour la remontée.

LA FIN DE LA PLONGEE:

La remontée du grand au petit bain est rendue difficile par l'inclinaison du sol carrelé et la faible adhérence des chaussures revêtues des patins de protection:une aide extérieure musclée est souvent nécessaire au niveau de la taille...
 ou des chevilles!
  Certains préfèrent prendre un peu d'élan!

D'autres jouent la sécurité!

La remontée à l'échelle est également sportive...


Comme en scaphandre autonome,la plongée en milieu naturel reste le véritable but avec un entrainement spécifique comme :

. contrôler sa descente et sa remontée le long d'un bout.

. améliorer son sens de l'équilibre.